Archive pour la catégorie ‘Energie photovoltaïque’

PostHeaderIcon QUEL REGULATEUR DE CHARGE UTILISE AVEC UN PANNEAU 60 CELLULES ? PWM ou MPPT ?

 

Comment choisir quel régulateur de charge utilisé avec un panneau 60 cellules ?

 

Cette fiche conseil parle de l’utilisation des panneaux solaires 60 cellules avec les régulateurs de charge solaires. Elle explique pourquoi les panneaux 60 cellules ne sont pas bien adaptés pour fonctionner à la tension nominale des régulateurs de charge PWM. Elle montre aussi comment les régulateurs de charge MPPT peuvent être utilisés avec des tensions d’entrée élevé.

 

A l’origine les panneaux solaires dit « OFF-GRID » pour la recharge des batteries

 

Au début, les panneaux solaires étaient connectés à des batteries pour les recharger. Des méthodes ont été développées pour gérer le courant de charge afin de prévenir la surcharge des batteries.

Pendant des années les fabricants de modules solaires ont définis les panneaux solaires pour la recharge de batteries et il a été établi que le meilleur ratio du nombre de cellules solaires en série par panneau pour recharger une batterie 12V était de 36 cellules.

En effet, la tension du module solaire doit toujours être plus élevée que celle de la batterie pour que le courant de charge aille du panneau vers la batterie. Comme une cellule solaire a une tension de 0.5V, le ratio de 18V pour une batterie 12V a été considéré comme optimal car cela permettait d’être suffisamment élevé pour fournir le courant nécessaire en prenant en considération les chutes de tension et les températures élevées.

Le tableau ci-dessous illustre les tensions des batteries et des panneaux et montre comment la tension Vmp (tension à la puissance maximale) est toujours plus élevée que la « tension nominale du champ solaire ». La tension Vmp minimum montre comment même dans les cas extrêmes, le module solaire rechargera toujours la batterie.

 

 

Tension nominale du système 12 V 24 V 48 V
Gamme de tension de la batterie 11V à 15V 22V à 30V 44V à 60V
Tension Vmp du panneau solaire (STC) 17V à 18V 34V à 36V 68V à 72V
Tension Vmp minimum à 40°C Environ 15V Environ 30V Environ 60V

 

La courbe de performance ci-dessous d’un module de tension nominale 12V à température élevée (courbe rouge) et à température basse (courbe bleu) montre que même à température élevée, la tension du panneau est toujours suffisamment élevé pour recharger la batterie :

Courbe de puissance d'un module en fonction de la température

Courbe de puissance d’un module en fonction de la température

Ensuite vient le raccordement au réseau électrique et les panneaux solaires dit « ON GRID » (avant l’arrivée des régulateurs MPPT)

 

Avec le développement du marché des systèmes solaires raccordés au réseau électrique, les fabricants de modules solaires n’ont plus eu la même contrainte sur la tension nominale des panneaux capable de recharger des batteries. Les panneaux 36 cellules (12V Nominal) et 72 cellules (24V Nominal) devinrent moins communs. Le marché des systèmes solaires raccordés au réseau électrique a vu l’introduction de panneau solaire à tension plus élevé comme les panneaux à couche mince ou les panneaux de 60 cellules. Ces panneaux à tension élevée ont du sens quand ils sont montés en série pour être connecté au réseau électrique 230V  mais n’étaient pas idéal pour les systèmes de recharge de batterie.

 

Cette modification de tension et de fonctionnalité a entrainé deux questions :

1/ Puis je utiliser 1 panneau 60 cellules pour recharger une batterie 24V en utilisant un régulateur PWM ?

Serelio ne recommande pas l’utilisation d’un panneau 60 cellules pour recharger un parc à batterie en 24V avec un régulateur de charge PWM.

Même si ces modules solaires ont une tension Vmp de 29/30V, ce qui semble assez pour recharger des batteries 24V, ces systèmes auront des performances marginales. Après les corrections liées à des conditions de température élevée, la tension Vmp sera bien en dessous du niveau de régulation de la batterie. De ce fait, les batteries ne seraient pas capable d’atteindre la pleine charge et manqueraient l’étape de charge la plus importante (la charge d’absorption). Ne pas charger complétement la batterie pendant de longues périodes réduiraient considérablement la durée de vie des batteries.

 

2/ Puis je utiliser 2 panneaux 60 cellules pour recharger une batterie 48V en utilisant un régulateur PWM ?

Serelio ne recommande pas l’utilisation de 2 panneaux 60 cellules pour recharger un parc à batterie en 48V avec un régulateur de charge PWM.

Alors que 2 modules solaires de tension nominale 24V en série sont adaptés pour la recharge d’un parc à batterie 48V, 2 modules solaires de 60 cellules en série n’auront pas assez de tension pour recharger complètement un parc à batterie 48V à des températures élevées.

Avec une tension Vmp de 60V, cette configuration n’est simplement pas adéquate pour recharger un parc à batterie 48V.

 

La technologie MPPT à la rescousse !!

 

Les fabricants de régulateur de charge ont développés de nouveau régulateur de charge dit MPPT afin de pouvoir utiliser des panneaux solaires aux tensions variées.

Par exemple, en 2008, Morningstar introduit l’algorithme MPPT TrakStar qui maximise l’énergie produite par le champ solaire dans la batterie quel que soit les conditions de fonctionnement. Cette technologie est utilisée par les régulateurs Morningstar Sunsaver MPPT et Tristar MPPT.

 

Les régulateurs de charge MPPT ont été déployés dans de nombreuses installations industriels, de loisirs ou résidentiels dans le monde. Leur introduction permet d’utiliser dans des systèmes de recharge batterie, les modules développés pour le raccordement réseau. Les régulateurs MPPT s’assurent que le module opérera toujours sur sa tension maximale et que les modules raccordement réseau sont optimisés en tension. Il est donc maintenant possible d’utiliser des modules 60 cellules pour recharger des parcs à batterie de 12 à 48VDC.

 

Est-il possible d’utiliser des modules solaires 60 cellules pour recharger un parc à batterie en 12, 24 ou 48V en utilisant un régulateur MPPT ?

Il est recommandé d’utiliser un module solaire 60 cellules avec un régulateur MPPT dès qu’il y a assez de modules en série pour recharger complétement le parc à batterie. Pour un parc à batterie 24V, cela signifie qu’au moins 2 modules 60 cellules en série sont nécessaires.

Pour un parc à batterie 48V, cela signifie qu’au moins 3 ou plus modules 60 cellules en série.

 

Attention, il est important de toujours vérifier que la tension Voc du module solaire est compatible avec les données acceptables pour le régulateur de charge. Pour dimensionner correctement  la tension Voc par champ solaire, la tension Voc doit être calculée à la température la plus base sur le site de l’installation.

 

Vous pouvez utiliser le calculateur de Morningstar pour vérifier les effets de la température sur le dimensionnement. (http://string-calculator.morningstarcorp.com/ )

 

 

PostHeaderIcon SolarWorld exige des standards de qualité élevés homogènes pour la production de panneaux

Le groupe observe avec inquiétude les risques croissants en termes de sécurité dus aux importations à bas coûts

 Les rapports concernant des défauts de qualité et des risques pour la sécurité au niveau des panneaux bon marché font redouter au leader européen de la fabrication de panneaux solaires que l’image de la branche tout entière ne soit entachée. C’est pourquoi SolarWorld AG profite de l’Intersolar pour exiger l’introduction de standards de qualité et de sécurité homogènes pour l’ensemble des fabricants de panneaux. Des informations négatives ont mis à mal les efforts considérables et les investissements colossaux effectués par les fabricants européens au cours des dernières décennies afin de garantir une qualité de produit élevée.

Un article du New York Times daté du 28 mai 2013 a soulevé le problème de l’augmentation du taux d’erreur et des défauts dans le domaine des panneaux solaires. La qualité des fabricants chinois est particulièrement sous le feu des critiques : en raison de la forte dégradation des prix dont ils sont à l’origine par le biais d’un dumping illicite, ils se trouvent à présent eux-mêmes sous une pression financière qui les oblige à faire des économies sur la qualité.  

« La qualité n’est pas le résultat d’une course effrénée au profit mais d’une réflexion rigoureuse », constate Dr.-Ing. E. h. Frank Asbeck, président du directoire de SolarWorld AG, en référence à une citation du Philosophe John Ruskin. « Nous ne voulons assister sans réagir au fait que des fabricants sans expérience réduisent à néant l’image d’une technologie d’avenir, construite ici en Europe par la force d’un savoir-faire d’excellence et d’une expérience de plusieurs décennies, en mettant actuellement sur le marché des produits de qualité médiocre. Ceci ne saurait être dans l’intérêt du secteur international de l’énergie solaire. »

Selon le New York Times, des inspecteurs ayant contrôlé des sociétés chinoises au cours des 18 derniers mois pour le compte de planificateurs et d’investisseurs constatent la multiplication de l’utilisation de composants bon marché non certifiés, même par des fabricants de panneaux renommés. D’autres fabricants de marque suppriment entièrement leurs propres chaînes de production et affectent leurs commandes à des fabricants marginaux.

Sur 215 000 panneaux testés par des organismes d’essai indépendants, le taux d’erreur est passé de 2011 à 2012 de 7,8 à 13 pourcent. Dans un cas, c’est même le lot entier d’un fabricant chinois coté à la bourse de New York qui était défectueux.

 

« Une mauvaise qualité et un mauvais traitement sont particulièrement critiques pour les installations solaires car, lors de leur achat, le client espère produire de l’électricité pendant 25 ans sans problèmes », explique Gerhard Kleiss, Global Head of Product Engineering and Quality chez SolarWorld AG. « De surcroît, la sécurité technique est un critère spécialement important pour les propriétaires en plus d’une rentabilité fiable. Nous n’avons jamais eu à rappeler nos panneaux. Et ce n’est pas pour rien : c’est le fruit de contrôles de qualité stricts, d’une expérience accumulée au fil des années et d’une recherche intensive. »

 

 

PostHeaderIcon AUTOCONSOMMATION PHOTOVOLTAÎQUE

L’autoconsommation photovoltaïque est la possibilité de répondre à sa propre consommation électrique grâce à son installation solaire plutôt que de revendre l’intégralité de sa production sur le réseau.

Une façon de produire le courant au plus près du consommateur qui nécessite un bon dimensionnement du système de production et de ses plages journalières de fonctionnement en lien avec ses besoins.

A l’heure actuelle, les propriétaires d’installations photovoltaïques revendent la totalité de leur production à EDF, suivant un tarif prédéfini. « L’autoconsommation n’est pas encore rentable et ne va pas de soi« , estime Bruno Lechevin, le nouveau président de l’Ademe. « Mais, avec la baisse des prix de rachat, le modèle économique va se mettre en place« .

Le responsable de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie pense qu’un bonus incitatif à cette autoconsommation serait la meilleure solution, notamment pour les départements d’outre-mer : « Une solution gagnante, à la fois pour le producteur, pour le gestionnaire du réseau, et pour les collectivités !« .

Source : BATIACTU

 

 

PostHeaderIcon Le premier tour du monde 100% solaire est bouclé

Un nouveau Jules Verne est né ! Il est Suisse et vient de voir son dernier-né, le MS Tûranor PlanetSolar, boucler un tour du monde en moins de dix-huit mois. En fait, la prouesse tient au fait que ce bateau est entière propulsé par l’énergie solaire. Détails.

Un bateau mû uniquement par l’énergie du soleil… Le rêve est devenu réalité grâce à la persévérance et la créativité d’un ingénieur suisse de 39 ans, Raphaël Domjan. Défenseur de la première heure de la nature et des énergies propres, il s’attache à démontrer que les énergies renouvelables recèlent un fort potentiel. Passionné d’aventure et fervent lecteur des romans de Jules Verne, il imagine, dès 2004, une embarcation entièrement propulsée par l’énergie solaire.Quatre ans plus tard, son rêve commence à prendre forme, grâce à une rencontre décisive avec un homme d’affaires allemand, Immo stroher. Leur partenariat, tant sur le plan des idées que financier, va donner naissance, en 2010, à un prototype unique au monde : le MS Tûranor PlanetSolar. Une équipe internationale, composée de physiciens, d’ingénieurs, de constructeurs navals et de marins, contribuera à la réussite du projet. Et c’est là que le rêve devient réalité, avec le bouclage d’un tour du monde inédit de 60.000 km. Parti fin septembre 2010, le MS Tûranor PlanetSolar et ses quatre navigateurs a, entre autres, fait escale à Miami, Cancun, Brisbane, Hong Kong, Singapour, Goa, Abu Dhabi ou encore Tahiti… L’ultime étape a été Monte Carlo, ce printemps.

Un monstre des mers de 95 tonnes
« Puissance du soleil » – telle est la signification de Tûranor Planet Solar dans la mythologie de l’auteur du Seigneur des Anneaux, JRR Tolkien – a nécessité 14 mois de construction dans les chantiers navals de Kiel en Allemagne. Conçu par le Néo-Zélandais Craig Loomes, le catamaran possède une structure en carbone ultra- légère et très résistante. Il possède au total 537 m2 de surface photovoltaïque, soit 38.000 cellules, ce qui représente une puissance installée de 93.5 kW. Avec ses 23 mètres de large, 35 m de long et 6.10 de haut, MS Tûranor PlanetSolar est le plus grand bateau solaire du monde.

« C’est une extraordinaire démonstration du potentiel des énergies renouvelables. Je suis bluffé ! », a déclaré Gérard d’Aboville, un des protagonistes du projet et célèbre navigateur. Et de poursuivre : « L’énergie solaire n’est plus un rêve, elle est désormais fiable. La France a des atouts à faire valoir, les politiques doivent donner un cadre stable pour de développement de cette énergie ». A bon entendeur.

PostHeaderIcon Sunpartner va commercialiser un film photovoltaïque transparent

Basé à Lambesc, dans la banlieue aixoise, la start-up prépare une révolution dans l’univers de l’énergie mobile. Elle signe ses premiers partenariats stratégiques.

La start-up la plus prometteuse en matière de solutions photovoltaïques grand public, Sunpartner, vient de boucler une troisième levée de fonds de 3 millions d’euros auprès de ses investisseurs historiques et de nouveaux entrants : Eurowatt Partenaire, Eramondi, Starquest Capital, et le Fonds unique interministériel pour un tiers de l’apport. L’opération valorise l’entreprise 22 millions d’euros. « Elle anticipe la croissance exponentielle de notre activité et les besoins industriels nécessaires pour en assurer le développement », explique son président-fondateur, Ludovic Deblois.

Créé fin 2009, le groupe exploite 16 brevets stratégiques (bientôt 22) à travers deux sociétés : Axiosun, qui a mis au point une centrale basse concentration de production décentralisée d’électricité à bas coûts, et surtout Wysips (What You See Is Photovoltaic Surface), qui promet de révolutionner le secteur énergétique avec un film transparent qui peut transformer n’importe quel support en surface de production d’électricité. A commencer par les téléphones portables.

Pour se rendre invisible à l’oeil, l’innovation, saluée au printemps dernier par le prestigieux concours du CTIA Wireless d’Orlando (Etats-Unis), utilise une surface ondulée qui renferme des milliers de minuscules lentilles et une fine cellule photovoltaïque courant en serpentin. Plaqué sur l’écran d’un smartphone, ce dispositif peut recharger l’appareil exposé à la lumière du jour en six heures, mais une heure suffit pour permettre trente minutes de conversation. Les fabricants de mobiles ont de quoi être séduits : pour moins de 1 euro, le coût de commercialisation prévu pour ce composant solaire, ils pourront réduire la taille de la batterie de 20 %, voire la supprimer totalement pour les appareils destinés aux pays émergents fortement ensoleillés.

Tablette numérique 4G solaire

L’entreprise pourrait annoncer prochainement la signature de plusieurs cessions de licence. A la clef, un marché de près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2015. A cette date, l’industrie mondiale devrait produire 1,58 milliard de téléphones mobiles, dont 570 millions de smartphones. Plus de la moitié seront équipés d’un écran tactile, contre environ 10 % aujourd’hui. « Le film solaire leur sera indispensable », parie le patron de Sunpartner. Il intéresse également d’autres secteurs. Un premier accord a été signé avec Archos, Gemalto et Eurecom pour la production d’une tablette numérique 4G solaire. Un autre a été conclu avec la société Prismaflex International, un des principaux fabricants européens de supports d’affichage publicitaire extérieur. Le groupe investira 2 millions d’euros pour développer des films photovoltaïques XXL afin d’en équiper les 45.000 panneaux déroulants qu’il a installés dans 120 pays.

Source : Les Echos

PostHeaderIcon L’EUROPE FACE AU GONFLEMENT DE LA BULLE PHOTOVOLTAÎQUE

La filière solaire a pris des allures de « patate chaude » pour les gouvernements européens. Effrayés par la croissance très rapide des installations, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne ou l’Allemagne sont en train de revoir brutalement leur politique de soutien au photovoltaïque, après avoir pourtant tout mis en œuvre pour assurer son essor.

D’ici au 8 mars, l’Etat français va publier un décret instaurant un nouveau cadre de régulation pour la filière. Celui-ci va imposer des appels d’offres pour les fermes au sol et les grandes toitures, a indiqué mardi le gouvernement, et une baisse de 20 % des tarifs d’achat de l’électricité solaire. Ce sera la troisième baisse depuis janvier 2010, alors même que l’ancien ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, avait promis aux professionnels une stabilité des tarifs entre 2010 et 2012. Voilà deux semaines, Londres a aussi annoncé une remise à plat de son système. Le pays s’inquiète de la multiplication des installations de très grande taille au moment même où la Grande-Bretagne s’impose une cure d’austérité budgétaire.

En Espagne, la remise en cause est encore plus violente. Fin janvier,  Madrid a décidé de réduire le nombre d’heures de fonctionnement des installations solaires de 30 % pendant deux ans. Une mesure rétro active jugée « inacceptable » par Bruxelles et qui a déclenché la colère des professionnels et des investisseurs. Voilà trois ans, l’Espagne avait déjà pris des mesures radicales en la matière. Madrid avait limité l’installation de panneaux à un quota de 500 mégawatts par an, afin de limiter la croissance vertigineuse du nombre de parcs.

En Europe centrale, les aides au photovoltaïque subissent aussi un violent coup de frein. A l’automne, la République tchèque a créé un nouvel impôt d’un montant de 26 %, qui va frapper les parcs de plus de 30 kilo watts pendant les trois ans à venir. Cette mesure rétroactive viole clairement les conditions garanties aux entrepreneurs, mais elle permet de limiter la hausse des tarifs de l’électricité à 5,5% en 2011 selon le gouvernement.

Le système est-il plus stable dans les pays les plus avancés ? Pas vraiment…Fin janvier, l’Allemagne a décidé d’avancer de six mois la date des prochaines baisses des tarifs. Ceux-ci pourraient diminuer de 3 % à 15%au1er juillet selon la croissance du secteur. Le pays a beau constituer le plus grand marché de la planète, avec plus de la moitié des capacités installées, la surchauffe y dépasse toutes les prévisions. L’an dernier, le nombre d’installations a encore doublé pour atteindre plus de 8 gigawatts ! Quels que soient les pays, rien n’y fait. A la différence de l’éolien ou de la biomasse, le solaire reste une filière difficile à gérer. Quelles sont les raisons de cette spécificité ?

Le photovoltaïque est tout d’abord une filière onéreuse. En France, le tarif de rachat varie de 276 euros par méga wattheure pour les parcs au sol à 580 euros par méga wattheure pour les installations situées sur les toits des particuliers. En comparaison, l’hydroélectricité coûte environ 60 euros le méga wattheure, l’éolien terrestre 70 euros et la biomasse 110 euros.

Surtout, l’écart entre les tarifs d’achat de l’électricité solaire imposés à EDF et les prix de marché de l’électricité (50,50euros par méga wattheure pour une livraison en mars 2011) est énorme. Or cet écart est financé par les consommateurs d’électricité via la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Avant l’instauration d’un moratoire, début décembre, la Commission de régulation de l’énergie avait évalué le coût du photovoltaïque dans la CSPE à 1milliard d’euros en 2011. Cette contribution aurait nécessité une hausse de la facture des consommateurs de 2 à 3% selon le régulateur.

Deuxième difficulté, le photovoltaïque est une filière à évolution très rapide. Selon le syndicat des énergies renouvelables, le coût du kilowattheure photovoltaïque a baissé en moyenne de 7% par an depuis 1980. Avec le développement du marché mondial, cette baisse s’est accélérée pour atteindre des niveaux allant jusqu’à -20% en 2009. A l’avenir, le phénomène va encore prendre de l’ampleur avec la montée en puissance d’acteurs chinois comme Suntech ou Yingli et l’arrivée des géants coréens ou taïwanais tels que Samsung ou TSMC. D’ici à 2015, le prix des systèmes photovoltaïques devrait encore chuter de 40%, pronostique déjà l’Association des industriels européen du secteur (Epia). Ce qui pourrait permettre d’atteindre d’ici à cinq ans un coût de production similaire à celui de l’électricité conventionnelle dans le sud de l’Europe.

Troisième difficulté, le photovoltaïque est une filière compliquée, qui regroupe les installations au sol, les panneaux sur grandes toitures et ceux chez les particuliers. En France, on a encore complexifié le système en introduisant le concept des installations intégrées au bâti, et non pas posées sur le toit. Les technologies utilisées varient d’un segment à l’autre. Les performances aussi. Du coup,  les gouvernements tâtonnent pour trouver les outils adaptés à chaque famille. En France, l’Etat a commencé par mettre en place des tarifs d’achat nationaux pour les centrales au sol, avant de les régionaliser, puis de se rallier à un système à base d’appels d’offres. Les tarifs d’achat, eux, ne permettent pas de contrôler les volumes mais ils s’avèrent incontournables  pour traiter les milliers de dossiers liés aux petites installations.

Dernière difficulté, la dépendance de la filière vis-à-vis des importations. En France, le déficit de la balance commerciale a été multiplié par quatre en dix ans dans ce secteur pour atteindre 1,5 milliard d’euros en 2010. Selon les statistiques des douanes, les importations chinoises représentent 25 % du total. Dans l’Hexagone, la filière industrielle est en train de se construire, mais les deux tiers des emplois se situent encore en aval, dans l’installation ou de l’ingénierie. De quoi susciter des débats au sein de l’Etat sur l’ampleur des aides à accorder.

Source : Les Echos

PostHeaderIcon BATEAU SOLAIRE

Le bateau solaire a largué les amarres pour son tour du monde

PlanetSolar, le plus grand bateau solaire du monde, a quitté le port de Monaco, lundi 28 septembre. Il devra faire un tour du monde exclusivement à l’énergie solaire.

Long de 31 mètres, sur 15 de large, PlanetSolar est doté de 537 m² de panneaux solaires photovoltaïques, ce catamaran pèse 95 tonnes.

Premièrement, le navire devra traverser l’Atlantique pour rejoindre Miami, puis il passera le canal de Panama et accostera à San Francisco, avant de descendre dans l’hémisphère sud pour aborder Sydney, d’où il repartira pour Singapour et enfin Abu Dhabi, dernière alte avant de rentrer à Monaco.

Dépendante des conditions météorologiques et climatiques, la durée du voyage pourrait être considérablement prolongée. Un voyage donc très imprévu pour l’équipage composé de 6 personnes dont le Suisse, Raphaël Domjan, fondateur du projet.

Cette expédition, une première mondiale, a pour visée de promouvoir la mobilité solaire tout en acquérant de plus grandes connaissances en vue de son développement. Cette expèrience est soutenue par le gouvernement Suisse.

PostHeaderIcon Photovoltaïque : ajustement des tarifs au 1er septembre 2010

La puissance cumulée du parc photovoltaïque installé en France était de 81 MW fin 2008 et sera de 850 MW fin 2010, soit une multiplication par 10 en 2 ans. La France a donc pris une large avance par rapport aux objectifs du Grenelle Environnement (1 100 MW installés fin 2012 et 5 400 MW en 2020). Face à cette nouvelle phase de développement, le gouvernement a décidé d’ajuster les tarifs pour les projets professionnels et d’adapter le dispositif de soutien par les tarifs d’achats à partir du 1er septembre 2010. Cette première étape, sera suivie à l’automne d’une concertation avec l’ensemble des acteurs du secteur pour adapter le dispositif et garantir à la filière des perspectives solides et durables de développement jusqu’en 2020.

Source : ADEME

PostHeaderIcon Suisse: premier vol mercredi de l’avion solaire Solar Impulse

 ZURICH — Le premier vol de l’avion fonctionnant à l’énergie solaire Solar Impulse va être effectué mercredi à l’aérodrome militaire de Payerne, dans l’ouest de la Suisse, ont annoncé mardi les organisateurs.

Après avoir été repoussé à plusieurs reprises en raison de conditions météo défavorables, le décollage de l’avion est prévu à partir de 09H00 (07H00 GMT), a précisé un porte-parole joint par téléphone.

L’appareil, d’une envergure d’un Airbus A340 (63,40 mètres) mais totalisant seulement le poids d’une voiture (1.600 kg), avait fait début décembre un premier « bond » — un vol de 400 mètres sur une hauteur de 1 mètre. 

Mercredi, le prototype piloté par Markus Scherdel va s’envoler pour une durée de une heure trente environ et atteindre une altitude de 1.000 mètres, a souligné le porte-parole.

Le Solar Impulse avait été présenté au public fin juin 2009. Ses ailes sont recouvertes de quelque 12.000 cellules photo-voltaïques qui aliment en énergie quatre moteurs électriques d’une puissance de 10 chevaux chacun et permettent de recharger les batteries lithium-polymère de 400 kg.

Le projet, lancé par l’explorateur et pilote suisse Bertrand Piccard et son compatriote, l’ingénieur André Borschberg, doit aboutir d’ici à deux ans à un vol autour du monde en cinq étapes.

Source : AFP

PostHeaderIcon Neuf français sur dix favorables à des panneaux photovoltaïques sur leur toiture

90% des français se déclarent favorables à l’installation de panneaux photovoltaïques sur la toiture de leur maison ou de leur immeuble ! C’est l’un des grands constats qui ressortent du premier baromètre réalisé en janvier 2010 par Solairedirect et OpinionWay, sur « L’opinion des Français sur le développement de la production d’électricité solaire », auprès d’un échantillon représentatif de la population.

Nos concitoyens sont tout aussi nombreux à considérer que la production d’électricité solaire est une solution énergétique d’avenir pour la France. Mais, pour en promouvoir le développement, les Français attendent à 63% des efforts supplémentaires du gouvernement et à 57% de leur conseil régional.

A l’échelle locale, les avis sont naturellement plus contrastés.

Plus on vit au Sud, plus on croit au potentiel de l’énergie solaire : 86% en Corse, 76% en Paca ou 72% en Aquitaine.

Évidemment, l’adhésion est deux fois moins forte dans la moitié nord de la France : 39% en Lorraine, 38% en Bretagne, 46% dans le Nord-Pas-de-Calais ou encore 29% en Champagne-Ardenne. Pour réaliser leurs futures installations solaires, 51% des Français s’adresseraient plutôt à des spécialistes des panneaux solaires photovoltaïques, comme Solairedirect, Evasol ou Sunnco. Tandis que 42% se tourneraient vers les producteurs historiques d’électricité (EDF, Gaz de France Suez…).

Mais quelles sont les réelles intentions d’équipement des Français ? A 79%, ils se disent prêts à investir si un diagnostic leur démontrait qu’ils pourront produire suffisamment d’électricité pour couvrir la consommation annuelle de leur habitation, hors chauffage et eau chaude.

Source : LES ÉCHOS