Archive pour la catégorie ‘Energie Solaire’

PostHeaderIcon QUEL REGULATEUR DE CHARGE UTILISE AVEC UN PANNEAU 60 CELLULES ? PWM ou MPPT ?

 

Comment choisir quel régulateur de charge utilisé avec un panneau 60 cellules ?

 

Cette fiche conseil parle de l’utilisation des panneaux solaires 60 cellules avec les régulateurs de charge solaires. Elle explique pourquoi les panneaux 60 cellules ne sont pas bien adaptés pour fonctionner à la tension nominale des régulateurs de charge PWM. Elle montre aussi comment les régulateurs de charge MPPT peuvent être utilisés avec des tensions d’entrée élevé.

 

A l’origine les panneaux solaires dit « OFF-GRID » pour la recharge des batteries

 

Au début, les panneaux solaires étaient connectés à des batteries pour les recharger. Des méthodes ont été développées pour gérer le courant de charge afin de prévenir la surcharge des batteries.

Pendant des années les fabricants de modules solaires ont définis les panneaux solaires pour la recharge de batteries et il a été établi que le meilleur ratio du nombre de cellules solaires en série par panneau pour recharger une batterie 12V était de 36 cellules.

En effet, la tension du module solaire doit toujours être plus élevée que celle de la batterie pour que le courant de charge aille du panneau vers la batterie. Comme une cellule solaire a une tension de 0.5V, le ratio de 18V pour une batterie 12V a été considéré comme optimal car cela permettait d’être suffisamment élevé pour fournir le courant nécessaire en prenant en considération les chutes de tension et les températures élevées.

Le tableau ci-dessous illustre les tensions des batteries et des panneaux et montre comment la tension Vmp (tension à la puissance maximale) est toujours plus élevée que la « tension nominale du champ solaire ». La tension Vmp minimum montre comment même dans les cas extrêmes, le module solaire rechargera toujours la batterie.

 

 

Tension nominale du système 12 V 24 V 48 V
Gamme de tension de la batterie 11V à 15V 22V à 30V 44V à 60V
Tension Vmp du panneau solaire (STC) 17V à 18V 34V à 36V 68V à 72V
Tension Vmp minimum à 40°C Environ 15V Environ 30V Environ 60V

 

La courbe de performance ci-dessous d’un module de tension nominale 12V à température élevée (courbe rouge) et à température basse (courbe bleu) montre que même à température élevée, la tension du panneau est toujours suffisamment élevé pour recharger la batterie :

Courbe de puissance d'un module en fonction de la température

Courbe de puissance d’un module en fonction de la température

Ensuite vient le raccordement au réseau électrique et les panneaux solaires dit « ON GRID » (avant l’arrivée des régulateurs MPPT)

 

Avec le développement du marché des systèmes solaires raccordés au réseau électrique, les fabricants de modules solaires n’ont plus eu la même contrainte sur la tension nominale des panneaux capable de recharger des batteries. Les panneaux 36 cellules (12V Nominal) et 72 cellules (24V Nominal) devinrent moins communs. Le marché des systèmes solaires raccordés au réseau électrique a vu l’introduction de panneau solaire à tension plus élevé comme les panneaux à couche mince ou les panneaux de 60 cellules. Ces panneaux à tension élevée ont du sens quand ils sont montés en série pour être connecté au réseau électrique 230V  mais n’étaient pas idéal pour les systèmes de recharge de batterie.

 

Cette modification de tension et de fonctionnalité a entrainé deux questions :

1/ Puis je utiliser 1 panneau 60 cellules pour recharger une batterie 24V en utilisant un régulateur PWM ?

Serelio ne recommande pas l’utilisation d’un panneau 60 cellules pour recharger un parc à batterie en 24V avec un régulateur de charge PWM.

Même si ces modules solaires ont une tension Vmp de 29/30V, ce qui semble assez pour recharger des batteries 24V, ces systèmes auront des performances marginales. Après les corrections liées à des conditions de température élevée, la tension Vmp sera bien en dessous du niveau de régulation de la batterie. De ce fait, les batteries ne seraient pas capable d’atteindre la pleine charge et manqueraient l’étape de charge la plus importante (la charge d’absorption). Ne pas charger complétement la batterie pendant de longues périodes réduiraient considérablement la durée de vie des batteries.

 

2/ Puis je utiliser 2 panneaux 60 cellules pour recharger une batterie 48V en utilisant un régulateur PWM ?

Serelio ne recommande pas l’utilisation de 2 panneaux 60 cellules pour recharger un parc à batterie en 48V avec un régulateur de charge PWM.

Alors que 2 modules solaires de tension nominale 24V en série sont adaptés pour la recharge d’un parc à batterie 48V, 2 modules solaires de 60 cellules en série n’auront pas assez de tension pour recharger complètement un parc à batterie 48V à des températures élevées.

Avec une tension Vmp de 60V, cette configuration n’est simplement pas adéquate pour recharger un parc à batterie 48V.

 

La technologie MPPT à la rescousse !!

 

Les fabricants de régulateur de charge ont développés de nouveau régulateur de charge dit MPPT afin de pouvoir utiliser des panneaux solaires aux tensions variées.

Par exemple, en 2008, Morningstar introduit l’algorithme MPPT TrakStar qui maximise l’énergie produite par le champ solaire dans la batterie quel que soit les conditions de fonctionnement. Cette technologie est utilisée par les régulateurs Morningstar Sunsaver MPPT et Tristar MPPT.

 

Les régulateurs de charge MPPT ont été déployés dans de nombreuses installations industriels, de loisirs ou résidentiels dans le monde. Leur introduction permet d’utiliser dans des systèmes de recharge batterie, les modules développés pour le raccordement réseau. Les régulateurs MPPT s’assurent que le module opérera toujours sur sa tension maximale et que les modules raccordement réseau sont optimisés en tension. Il est donc maintenant possible d’utiliser des modules 60 cellules pour recharger des parcs à batterie de 12 à 48VDC.

 

Est-il possible d’utiliser des modules solaires 60 cellules pour recharger un parc à batterie en 12, 24 ou 48V en utilisant un régulateur MPPT ?

Il est recommandé d’utiliser un module solaire 60 cellules avec un régulateur MPPT dès qu’il y a assez de modules en série pour recharger complétement le parc à batterie. Pour un parc à batterie 24V, cela signifie qu’au moins 2 modules 60 cellules en série sont nécessaires.

Pour un parc à batterie 48V, cela signifie qu’au moins 3 ou plus modules 60 cellules en série.

 

Attention, il est important de toujours vérifier que la tension Voc du module solaire est compatible avec les données acceptables pour le régulateur de charge. Pour dimensionner correctement  la tension Voc par champ solaire, la tension Voc doit être calculée à la température la plus base sur le site de l’installation.

 

Vous pouvez utiliser le calculateur de Morningstar pour vérifier les effets de la température sur le dimensionnement. (http://string-calculator.morningstarcorp.com/ )

 

 

PostHeaderIcon Des plantes « bioniques » pour stocker l’énergie solaire

Des circuits électroniques ont pu être insérés à l’intérieur de roses. Une prouesse qui pourrait faire de ces plantes « bioniques » des capteurs d’énergie solaire.

Des scientifiques de l’université de Linköping (Suède) ont réussi à intégrer des circuits électroniques à l’intérieur du système vasculaire de plantes. Et de créer ainsi des plantes « bioniques » qui devraient à l’avenir permettre de transformer et de stocker de l’énergie solaire.

Selon leurs travaux, publiés dans la revue Science Advance, les chercheurs ont créé un polymère soluble dans l’eau, baptisé « PEDOT-S » et donné ainsi des propriétés électroniques aux roses. Grâce à cette innovation, les experts suédois ont alors pu créer avec succès un transistor analogique dans une fleur, ou changer la couleur d’une autre plante grâce à sa propre énergie.

Antennes vertes et captation de l’énergie solaire

« Nous pouvons placer des capteurs dans les plantes et utiliser l’énergie qui se forme dans la chlorophylle, fabriquer des antennes vertes ou de nouveaux matériaux », explique alors sur le site de l’université de Linköping, Magnus Beggren, qui a dirigé les recherches.

Des résultats prometteurs  qui permettront donc de donner un rôle nouveau aux plantes dans la captation de l’énergie solaire et la protection de l’environnement. Comment ? Il s’agirait de créer une cellule spécialisée à l’intérieur de la plante qui serait capable de convertir l’énergie solaire en une énergie chimique qui serait, alors, facile à convertir en énergie électrique.

SOURCE : OUEST FRANCE

PostHeaderIcon Hyperloop : un projet futuriste de liaison terrestre transsonique

Relier Los Angeles à San Francisco, soit 550 km, en 35 minutes, sans quitter le plancher des vaches, impossible ? Pas pour l’hyperactif touche-à-tout Elon Musk qui, après avoir fait fortune dans l’Internet (PayPal), après avoir lancé une marque de voitures de sport électriques (Tesla) et initié la privatisation de la conquête spatiale (SpaceX) s’intéresse désormais au transport terrestre à très grande vitesse. En toute modestie, le milliardaire d’origine sud-africaine, qualifie son projet « Hyperloop » de « cinquième moyen de transport » en plus de la voiture, du train, de l’avion et du bateau. Le vecteur serait en fait un hybride de train à sustentation magnétique, de capsule spatiale et… de pneumatique.
A mi-chemin entre le Concorde, le canon électromagnétique et la table de air hockey…

Hyperloop tubes

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Techniquement, Hyperloop est un réseau de tubes à basse pression montés sur pylônes dans lesquels circulent à haute vitesse de petites capsules pressurisées. Selon les concepteurs, le système pourrait atteindre les 1.200 km/h, soit juste en dessous de la vitesse du son. Grâce à la diminution des frottements liés à l’absence d’air, la puissance nécessaire pour propulser une capsule resterait faible : un moteur électrique embarqué, dérivé de celui du coupé Tesla, servirait à créer un champ électromagnétique autour d’elle. Le système serait conçu pour être extrêmement léger, à l’opposé des lourds convois de trains. Les sensations ressenties seraient proches de celles d’un vol en avion.

Mais les avantages ne s’arrêteraient pas là. Le prix des infrastructures et des capsules serait extrêmement compétitif par rapport à ceux des lignes ferroviaires à grande vitesse classiques. Le réseau Hyperloop californien proposé entre San Francisco et Los Angeles est estimé à 6 milliards de dollars, alors que l’équivalent en voie ferrée est dix fois plus cher (et que le temps de liaison estimé pour un TGV LA-SF est de 2h40). De quoi proposer des billets à coût réduit, de l’ordre de $20 pour un trajet. Les capsules, contenant six à douze passagers, seraient insérées dans les tubes à la demande, comme des voitures sur une autoroute, sans horaires imposés comme l’avion ou le train. « Ce que l’on veut, c’est un système où il n’y ait jamais d’accident, qui soit au moins deux fois plus rapide qu’un avion, qui soit alimenté par l’énergie solaire, et qui part dès que vous arrivez, sans attente« , explique Elon Musk. Des départs pourraient avoir lieu toutes les 30 secondes, pour espacer les capsules entre elles.

Ni crash, ni déraillement ?
Demeurent quelques questions : le promoteur annonce que l’Hyperloop ne sera pas exposé aux intempéries (ni tempêtes, ni neige) et aux accidents, « car il ne peut pas s’écraser ou dérailler« . Mais quid des effets de tremblements de terre sur le réseau de tubes ou d’une éventuelle défaillance d’une capsule au milieu du trafic lancé à 1.100 km/h ? Comment intervenir en cas de panne ? Soulignons que l’alimentation en électricité se fera à partir de panneaux solaires installés sur les tubes du réseau, rendant le système autosuffisant, voire excédentaire… Le milliardaire souhaiterait désormais construire un premier prototype de démonstration, avant, dans 10 ans, de mettre en service le premier tronçon. Economiquement, la solution serait optimale pour toute liaison inférieure à 1.500 km. Transposé en France, ce transport terrestre du futur permettrait de mettre Nice à moins d’une heure de Paris…

Source : batiactu

PostHeaderIcon SolarWorld exige des standards de qualité élevés homogènes pour la production de panneaux

Le groupe observe avec inquiétude les risques croissants en termes de sécurité dus aux importations à bas coûts

 Les rapports concernant des défauts de qualité et des risques pour la sécurité au niveau des panneaux bon marché font redouter au leader européen de la fabrication de panneaux solaires que l’image de la branche tout entière ne soit entachée. C’est pourquoi SolarWorld AG profite de l’Intersolar pour exiger l’introduction de standards de qualité et de sécurité homogènes pour l’ensemble des fabricants de panneaux. Des informations négatives ont mis à mal les efforts considérables et les investissements colossaux effectués par les fabricants européens au cours des dernières décennies afin de garantir une qualité de produit élevée.

Un article du New York Times daté du 28 mai 2013 a soulevé le problème de l’augmentation du taux d’erreur et des défauts dans le domaine des panneaux solaires. La qualité des fabricants chinois est particulièrement sous le feu des critiques : en raison de la forte dégradation des prix dont ils sont à l’origine par le biais d’un dumping illicite, ils se trouvent à présent eux-mêmes sous une pression financière qui les oblige à faire des économies sur la qualité.  

« La qualité n’est pas le résultat d’une course effrénée au profit mais d’une réflexion rigoureuse », constate Dr.-Ing. E. h. Frank Asbeck, président du directoire de SolarWorld AG, en référence à une citation du Philosophe John Ruskin. « Nous ne voulons assister sans réagir au fait que des fabricants sans expérience réduisent à néant l’image d’une technologie d’avenir, construite ici en Europe par la force d’un savoir-faire d’excellence et d’une expérience de plusieurs décennies, en mettant actuellement sur le marché des produits de qualité médiocre. Ceci ne saurait être dans l’intérêt du secteur international de l’énergie solaire. »

Selon le New York Times, des inspecteurs ayant contrôlé des sociétés chinoises au cours des 18 derniers mois pour le compte de planificateurs et d’investisseurs constatent la multiplication de l’utilisation de composants bon marché non certifiés, même par des fabricants de panneaux renommés. D’autres fabricants de marque suppriment entièrement leurs propres chaînes de production et affectent leurs commandes à des fabricants marginaux.

Sur 215 000 panneaux testés par des organismes d’essai indépendants, le taux d’erreur est passé de 2011 à 2012 de 7,8 à 13 pourcent. Dans un cas, c’est même le lot entier d’un fabricant chinois coté à la bourse de New York qui était défectueux.

 

« Une mauvaise qualité et un mauvais traitement sont particulièrement critiques pour les installations solaires car, lors de leur achat, le client espère produire de l’électricité pendant 25 ans sans problèmes », explique Gerhard Kleiss, Global Head of Product Engineering and Quality chez SolarWorld AG. « De surcroît, la sécurité technique est un critère spécialement important pour les propriétaires en plus d’une rentabilité fiable. Nous n’avons jamais eu à rappeler nos panneaux. Et ce n’est pas pour rien : c’est le fruit de contrôles de qualité stricts, d’une expérience accumulée au fil des années et d’une recherche intensive. »

 

 

PostHeaderIcon Photovoltaïque : la Chine et l’Europe entrent en guerre… commerciale

Après l’attaque de Bruxelles de taxer le photovoltaïque chinois d’environ 47%, la Chine contre-attaque et met en garde l’Union européenne contre le protectionnisme. « De telles mesures pourraient se retourner contre les intérêts économiques de l’Europe » et engendré une « guerre commerciale », a même menacé Chine Nouvelle, l’agence chinoise officielle.

L’UE l’avait annoncé, elle l’a fait. Mercredi 8 mai, la Commission a décidé de prendre de lourdes sanctions antidumping sur les panneaux solaires en provenance de Chine. Ainsi, une série de taxes douanières, d’une moyenne de 47%, sera appliquée sur les achats de matériels solaires chinois. Elles sont destinées à lutter contre des pratiques de distorsion de la concurrence dont bénéficieraient les producteurs asiatiques, soutenus par des subventions cachées illégitimes leur permettant de pratiquer un dumping des prix

Si ces taxes sont provisoires – en attendant la décision du 6 juin prochain qui mettra un point final à l’enquête lancée il y a un an contre les producteurs chinois – elles ont le mérite de piquer là où ça fait mal, l’industrie photovoltaïque étant l’un des fleurons technologique de l’Empire du Milieu. Frapper fort sur un secteur stratégique pour l’Europe, tel est le défi qu’a donc lancé le commissaire au Commerce, Karel De Gucht, qui est apparemment partisan d’une approche musclée avec la Chine, indique le quotidien Les Echos, dans son édition de vendredi 10 mai. Et un avocat de Bruxelles de souligner dans les colonnes du journal : « Il a compris que de simples discussions ne menaient à rien. Désormais, il préfère lancer des enquêtes ou imposer des taxes provisoires pour imposer un rapport de force« .

La Chine contre-attaque

Dès le jeudi 9 mai, Pékin a réagi et appelé l’UE à « éviter de s’engager dans une politique protectionniste« , selon les mots du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, cité par l’AFP. Si ce dernier parle de « coopération constructive« , de « dialogue » ou encore de « coopération gagnant-gagnant« , en revanche, la colère est plus perceptible du côté « officiel« . En effet, l’agence Chine Nouvelle a employé un ton plus virulent : « L’idée que la Chine ne va rien faire et accepter les taxes est irréaliste. La Chine ripostera vraisemblablement à moins que les deux parties ne se mettent à table et examinent le meilleur moyen d’éviter une guerre commerciale« . Le ton est donné…

En Europe, les réactions sont mitigées. Paris soutient cette décision, tandis que Berlin émet des réserves. Ainsi, Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, parle d’une « procédure qui [me] paraît parfaitement légitime et normale« , alors que son homologue allemand, Peter Altmaier, explique qu' »il faut séparer la procédure judiciaire qui aboutira, dans un sens ou dans l’autre […], et la deuxième chose qui est que nous cherchons évidemment une solution politique avec la Chine« . Car, rappelons-le, la Chine est un marché stratégique pour l’Allemagne.

Hausses de prix en vue ?
La filière française du solaire estime, pour sa part, que la procédure de l’UE est une bonne chose, elle qui a perdu 15.000 emplois en deux ans, notamment à cause de la concurrence chinoise. « Mais attention, prévient Thierry Mueth, président d’Enerplan, dans les colonnes des Echos, cette taxation ne sera pas suffisante (…) La filière a besoin d’appels d’offres réguliers afin que les volumes soient suffisants pour inciter aux investissements industriels et permettre de les amortir« . Et de parler d’une « mesure nécessaire« , mais pas « suffisante« . A ceux qui s’opposent à ces taxes à venir – regroupés au sein de l’Afase (Alliance pour l’énergie solaire abordable) qui voient là une augmentation des prix qui mettrait fin à certains projets photovoltaïques et provoquerait des destructions d’emplois – Thierry Mueth répond : « On peut toujours souhaiter bénéficier du produit le moins cher du monde… Mais certaines choses ont un prix (…) Il y a toujours un juste prix à payer« . 

LA CHINE

PostHeaderIcon Le premier tour du monde 100% solaire est bouclé

Un nouveau Jules Verne est né ! Il est Suisse et vient de voir son dernier-né, le MS Tûranor PlanetSolar, boucler un tour du monde en moins de dix-huit mois. En fait, la prouesse tient au fait que ce bateau est entière propulsé par l’énergie solaire. Détails.

Un bateau mû uniquement par l’énergie du soleil… Le rêve est devenu réalité grâce à la persévérance et la créativité d’un ingénieur suisse de 39 ans, Raphaël Domjan. Défenseur de la première heure de la nature et des énergies propres, il s’attache à démontrer que les énergies renouvelables recèlent un fort potentiel. Passionné d’aventure et fervent lecteur des romans de Jules Verne, il imagine, dès 2004, une embarcation entièrement propulsée par l’énergie solaire.Quatre ans plus tard, son rêve commence à prendre forme, grâce à une rencontre décisive avec un homme d’affaires allemand, Immo stroher. Leur partenariat, tant sur le plan des idées que financier, va donner naissance, en 2010, à un prototype unique au monde : le MS Tûranor PlanetSolar. Une équipe internationale, composée de physiciens, d’ingénieurs, de constructeurs navals et de marins, contribuera à la réussite du projet. Et c’est là que le rêve devient réalité, avec le bouclage d’un tour du monde inédit de 60.000 km. Parti fin septembre 2010, le MS Tûranor PlanetSolar et ses quatre navigateurs a, entre autres, fait escale à Miami, Cancun, Brisbane, Hong Kong, Singapour, Goa, Abu Dhabi ou encore Tahiti… L’ultime étape a été Monte Carlo, ce printemps.

Un monstre des mers de 95 tonnes
« Puissance du soleil » – telle est la signification de Tûranor Planet Solar dans la mythologie de l’auteur du Seigneur des Anneaux, JRR Tolkien – a nécessité 14 mois de construction dans les chantiers navals de Kiel en Allemagne. Conçu par le Néo-Zélandais Craig Loomes, le catamaran possède une structure en carbone ultra- légère et très résistante. Il possède au total 537 m2 de surface photovoltaïque, soit 38.000 cellules, ce qui représente une puissance installée de 93.5 kW. Avec ses 23 mètres de large, 35 m de long et 6.10 de haut, MS Tûranor PlanetSolar est le plus grand bateau solaire du monde.

« C’est une extraordinaire démonstration du potentiel des énergies renouvelables. Je suis bluffé ! », a déclaré Gérard d’Aboville, un des protagonistes du projet et célèbre navigateur. Et de poursuivre : « L’énergie solaire n’est plus un rêve, elle est désormais fiable. La France a des atouts à faire valoir, les politiques doivent donner un cadre stable pour de développement de cette énergie ». A bon entendeur.

PostHeaderIcon Solaire : Berlin taille dans les tarifs garantis

A partir du 1 er  avril, les tarifs de rachat d’électricité aux producteurs seront réduits de 30 % à 20 % et seront revus chaque mois.

Les ministres allemands de l’Economie et de l’Environnement, qui s’opposent depuis des mois sur le dossier, sont enfin arrivés à un compromis sur la réduction des tarifs garantis à l’électricité solaire. Philipp Rösler (libéral) et Norbert Röttgen (CDU) ne présentent leur nouveau plan qu’aujourd’hui, mais l’essentiel a déjà filtré hier dans la presse allemande.

D’après le site du quotidien « Handelsblatt », la réduction de 15 % qui devait intervenir au 1er juillet est non seulement avancée au 1er avril, mais aussi plus importante que prévu. Elle devrait se monter à 30 % pour les installations les plus grandes, à 25 % pour les installations moyennes et à 20 % pour les particuliers, qui sont ainsi relativement épargnés. Qui plus est, les tarifs garantis ne bénéficieront plus à la totalité de l’électricité produite, mais seulement à 90 %, voire moins encore pour les particuliers. A partir d’avril, les tarifs garantis seront revus chaque mois et non plus tous les semestres.

Ces mesures répondent à la polémique née l’an dernier outre-Rhin sur les subventions au solaire, qui sont répercutées par les distributeurs, au final, sur la facture des consommateurs. Les opérateurs de réseaux se plaignent en outre de la volatilité de cette électricité, qui déstabilise les réseaux.

L’Allemagne est le premier marché mondial. Rien qu’en décembre 2011, près de 3.000 mégawatts ont été installés. Le solaire a toutefois apporté une précieuse contribution au bouquet énergétique lors de la vague de froid de début février, quand le pays a pu exporter du courant versla France, malgré l’extinction de huit réacteurs nucléaires l’an dernier.

L’industrie du solaire proteste contre les nouvelles mesures et ses représentants ont annoncé des manifestations dans plusieurs villes aujourd’hui.

Source : Les Echos

PostHeaderIcon Solaire : l’Etat veut favoriser le made in France

Le gouvernement décline le thème du made in France dans le solaire. A l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à l’usine Photowatt de Bourgoin-Jallieu, l’exécutif a annoncé son intention de créer un nouveau tarif de rachat de l’électricité solaire, afin de favoriser la constitution d’une filière nationale. « Il va y avoir un tarif plus élevé, d’au moins 10 %, quand l’électricité sera produite à partir de panneaux fabriqués en France, c’est-à-dire à partir de 60 % de valeur ajoutée produite en France », a indiqué à l’AFP la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. « C’est le dernier maillon d’un dispositif qui se met en place, pour produire de l’électricité renouvelable mais en créant des emplois en France », a-t-elle souligné. Le gouvernement souhaite publier un arrêté en avril.

En réalité, ce tarif pourrait viser les composants fabriqués non pas en France, mais en Europe, comme le fait l’Italie. Depuis mai 2011, Rome majore de 10 % le tarif d’achat de l’électricité quand au moins 60 % des installations sont certifiées d’origine européenne.

Interrogations juridiques :

En France, le gouvernement n’a pas encore décidé si les conditions d’origine s’appliqueront aux panneaux ou à tous les composants (panneaux, onduleurs…). « Si c’est sur le système, ce ne sera pas très contraignant », estime Thierry Mueth, le président de l’association de professionnels du solaire Enerplan. Le gouvernement tente ainsi de limiter les importations massives de panneaux solaires chinois. Aujourd’hui, leurs prix sont inférieurs de 10 à 20 % à ceux des panneaux européens, selon les professionnels. Le dispositif devrait satisfaire les assembleurs de modules. Lors des états généraux du solaire, à l’automne, la filière avait demandé l’instauration de certificats d’origine. Elle avait aussi évoqué la mise en place d’un système de bonification des tarifs. Une idée reprise par des députés PS.

Le projet va cependant susciter fatalement des interrogations juridiques de la part des autorités de la concurrence. « Certains critiqueront en se demandant si c’est conforme aux règles européennes. Moi, j’observe que le tarif italien n’a pas été attaqué, donc on ne va pas se priver de donner un coup de pouce à l’industrie française », a répliqué Nathalie Kosciusko-Morizet.

Source : Les Echos

PostHeaderIcon Berlin veut revoir les aides publiques à l’énergie solaire

Solar Millenium, l’un des industriels allemands de l’énergie solaire thermique, en dépôt de bilan depuis la fin décembre, a annoncé hier la cession de ses activités aux Etats-Unis à un de ses compatriotes, Solarhybrid. Les projets concernés totalisent une capacité de 2,25 gigawatts.

La transaction illustre la recomposition majeure de l’industrie du solaire allemande, qui, après des années euphoriques, souffre cruellement de la féroce concurrence des spécialistes chinois comme Yingli ou Suntech et de la chute rapide des prix qui en résulte sur le marché mondial. Et ce n’est qu’un début.

Le débat politique fait rage, outre-Rhin, sur la manière dont le solaire a été subventionné jusqu’ici, nombre de responsables politiques estimant qu’il est temps de raboter les mécanismes qui ont permis à l’Allemagne de devenir, malgré sa latitude et son climat défavorable, le premier marché mondial du solaire…

Diminuer les tarifs garantis :

La loi sur les renouvelables (EEG) oblige les groupes énergétiques à acheter à des tarifs garantis, et ce sur une longue période, l’électricité solaire produite par le million de particuliers équipés de panneaux solaires. Ce système avantageux a conduit à l’installation de quelque 14.000 mégawatts de capacités au cours des deux dernières années, dont 3.000 méga-watts au cours du seul mois de décembre dernier.

Or le surcoût occasionné par les tarifs garantis est répercuté sur la facture des particuliers et des PME. On parle de 6 à 7 milliards d’euros par an, alors que le solaire ne représente que 3,2 % de la production d’électricité en Allemagne.

Pour beaucoup de politiques, le dispositif ne fait plus de sens économique. C’est pourquoi le ministre de l’Economie, le libéral Philipp Rösler, milite pour plafonner les nouvelles installations à 1.000 mégawatts par an, via une diminution drastique et rapide des tarifs garantis. Il souhaite limiter les capacités à 33 giga-watts d’ici à 2020, contre 24 à l’heure actuelle. Il a derrière lui les partisans de l’énergie éolienne, pour qui le solaire est une source d’énergie beaucoup plus volatile que l’éolien offshore, par exemple, et déstabilise les réseaux.

Le ministre de l’Environnement, Norbert Röttgen, plus prudent, souhaite, lui, abaisser les tarifs de manière plus progressive et à un rythme mensuel, et non plus semestriel. Des initiatives trop modestes, selon ses opposants. Le gouvernement devrait rendre son arbitrage au printemps.

Source : Les Echos

PostHeaderIcon Solaire : l’allemand Q-Cells repris par ses créanciers

Si Q-Cells évite pour l’instant la faillite, ses actionnaires n’échappent pas au désastre. Incapable de rembourser une obligation de 200 millions d’euros arrivant à échéance en février, le fabricant allemand de cellules solaires a trouvé hier un accord avec ses créanciers. Ceux-ci vont prendre le contrôle d’au moins 95 % des actions du groupe, en échange de l’abandon d’une grande partie de leur mise initiale.

Trois obligations d’un montant total de 580 millions d’euros sont concernées par cet accord. Q-Cells va tout d’abord rembourser 20 millions d’euros aux détenteurs de l’obligation arrivant à échéance en février. Le groupe allemand espère ensuite lever quelque 200 millions «  dans les prochaines années  » grâce à des ventes d’actifs périphériques pour rembourser ses créanciers. Q-Cells va convoquer une assemblée générale extraordinaire pour avaliser ce plan de désendettement.

Ce sauvetage va permettre de gagner du temps et évitera tout risque de faillite en 2012, estiment les analystes. L’annonce a fait bondir de près de 40 % le cours du groupe. Mais cela ne suffira pas à compenser l’effondrement d’un titre qui a chuté de 99 % en cinq ans.

Concurrence asiatique

Les raisons du déclin restent également intactes. A l’instar des autres acteurs de l’industrie photovoltaïque allemande, Q-Cells est pénalisé par la baisse des subventions aux énergies vertes et la montée en puissance des fabricants asiatiques de panneaux solaires. Fin janvier, le groupe avait annoncé que ses fonds propres étaient devenus négatifs.

Fondé en 1999 et installé dans une zone industrielle de l’ex-RDA, Q-Cells aura tout connu en Bourse. Introduite sur le marché en octobre 2005, à 15 euros l’action, la société était rapidement devenue la star allemande des énergies renouvelables, passant même le seuil des 80 euros fin 2007, avant que la crise de 2008 ne marque le début de ses revers.

Source : Les Echos