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PostHeaderIcon QUEL REGULATEUR DE CHARGE UTILISE AVEC UN PANNEAU 60 CELLULES ? PWM ou MPPT ?

 

Comment choisir quel régulateur de charge utilisé avec un panneau 60 cellules ?

 

Cette fiche conseil parle de l’utilisation des panneaux solaires 60 cellules avec les régulateurs de charge solaires. Elle explique pourquoi les panneaux 60 cellules ne sont pas bien adaptés pour fonctionner à la tension nominale des régulateurs de charge PWM. Elle montre aussi comment les régulateurs de charge MPPT peuvent être utilisés avec des tensions d’entrée élevé.

 

A l’origine les panneaux solaires dit « OFF-GRID » pour la recharge des batteries

 

Au début, les panneaux solaires étaient connectés à des batteries pour les recharger. Des méthodes ont été développées pour gérer le courant de charge afin de prévenir la surcharge des batteries.

Pendant des années les fabricants de modules solaires ont définis les panneaux solaires pour la recharge de batteries et il a été établi que le meilleur ratio du nombre de cellules solaires en série par panneau pour recharger une batterie 12V était de 36 cellules.

En effet, la tension du module solaire doit toujours être plus élevée que celle de la batterie pour que le courant de charge aille du panneau vers la batterie. Comme une cellule solaire a une tension de 0.5V, le ratio de 18V pour une batterie 12V a été considéré comme optimal car cela permettait d’être suffisamment élevé pour fournir le courant nécessaire en prenant en considération les chutes de tension et les températures élevées.

Le tableau ci-dessous illustre les tensions des batteries et des panneaux et montre comment la tension Vmp (tension à la puissance maximale) est toujours plus élevée que la « tension nominale du champ solaire ». La tension Vmp minimum montre comment même dans les cas extrêmes, le module solaire rechargera toujours la batterie.

 

 

Tension nominale du système 12 V 24 V 48 V
Gamme de tension de la batterie 11V à 15V 22V à 30V 44V à 60V
Tension Vmp du panneau solaire (STC) 17V à 18V 34V à 36V 68V à 72V
Tension Vmp minimum à 40°C Environ 15V Environ 30V Environ 60V

 

La courbe de performance ci-dessous d’un module de tension nominale 12V à température élevée (courbe rouge) et à température basse (courbe bleu) montre que même à température élevée, la tension du panneau est toujours suffisamment élevé pour recharger la batterie :

Courbe de puissance d'un module en fonction de la température

Courbe de puissance d’un module en fonction de la température

Ensuite vient le raccordement au réseau électrique et les panneaux solaires dit « ON GRID » (avant l’arrivée des régulateurs MPPT)

 

Avec le développement du marché des systèmes solaires raccordés au réseau électrique, les fabricants de modules solaires n’ont plus eu la même contrainte sur la tension nominale des panneaux capable de recharger des batteries. Les panneaux 36 cellules (12V Nominal) et 72 cellules (24V Nominal) devinrent moins communs. Le marché des systèmes solaires raccordés au réseau électrique a vu l’introduction de panneau solaire à tension plus élevé comme les panneaux à couche mince ou les panneaux de 60 cellules. Ces panneaux à tension élevée ont du sens quand ils sont montés en série pour être connecté au réseau électrique 230V  mais n’étaient pas idéal pour les systèmes de recharge de batterie.

 

Cette modification de tension et de fonctionnalité a entrainé deux questions :

1/ Puis je utiliser 1 panneau 60 cellules pour recharger une batterie 24V en utilisant un régulateur PWM ?

Serelio ne recommande pas l’utilisation d’un panneau 60 cellules pour recharger un parc à batterie en 24V avec un régulateur de charge PWM.

Même si ces modules solaires ont une tension Vmp de 29/30V, ce qui semble assez pour recharger des batteries 24V, ces systèmes auront des performances marginales. Après les corrections liées à des conditions de température élevée, la tension Vmp sera bien en dessous du niveau de régulation de la batterie. De ce fait, les batteries ne seraient pas capable d’atteindre la pleine charge et manqueraient l’étape de charge la plus importante (la charge d’absorption). Ne pas charger complétement la batterie pendant de longues périodes réduiraient considérablement la durée de vie des batteries.

 

2/ Puis je utiliser 2 panneaux 60 cellules pour recharger une batterie 48V en utilisant un régulateur PWM ?

Serelio ne recommande pas l’utilisation de 2 panneaux 60 cellules pour recharger un parc à batterie en 48V avec un régulateur de charge PWM.

Alors que 2 modules solaires de tension nominale 24V en série sont adaptés pour la recharge d’un parc à batterie 48V, 2 modules solaires de 60 cellules en série n’auront pas assez de tension pour recharger complètement un parc à batterie 48V à des températures élevées.

Avec une tension Vmp de 60V, cette configuration n’est simplement pas adéquate pour recharger un parc à batterie 48V.

 

La technologie MPPT à la rescousse !!

 

Les fabricants de régulateur de charge ont développés de nouveau régulateur de charge dit MPPT afin de pouvoir utiliser des panneaux solaires aux tensions variées.

Par exemple, en 2008, Morningstar introduit l’algorithme MPPT TrakStar qui maximise l’énergie produite par le champ solaire dans la batterie quel que soit les conditions de fonctionnement. Cette technologie est utilisée par les régulateurs Morningstar Sunsaver MPPT et Tristar MPPT.

 

Les régulateurs de charge MPPT ont été déployés dans de nombreuses installations industriels, de loisirs ou résidentiels dans le monde. Leur introduction permet d’utiliser dans des systèmes de recharge batterie, les modules développés pour le raccordement réseau. Les régulateurs MPPT s’assurent que le module opérera toujours sur sa tension maximale et que les modules raccordement réseau sont optimisés en tension. Il est donc maintenant possible d’utiliser des modules 60 cellules pour recharger des parcs à batterie de 12 à 48VDC.

 

Est-il possible d’utiliser des modules solaires 60 cellules pour recharger un parc à batterie en 12, 24 ou 48V en utilisant un régulateur MPPT ?

Il est recommandé d’utiliser un module solaire 60 cellules avec un régulateur MPPT dès qu’il y a assez de modules en série pour recharger complétement le parc à batterie. Pour un parc à batterie 24V, cela signifie qu’au moins 2 modules 60 cellules en série sont nécessaires.

Pour un parc à batterie 48V, cela signifie qu’au moins 3 ou plus modules 60 cellules en série.

 

Attention, il est important de toujours vérifier que la tension Voc du module solaire est compatible avec les données acceptables pour le régulateur de charge. Pour dimensionner correctement  la tension Voc par champ solaire, la tension Voc doit être calculée à la température la plus base sur le site de l’installation.

 

Vous pouvez utiliser le calculateur de Morningstar pour vérifier les effets de la température sur le dimensionnement. (http://string-calculator.morningstarcorp.com/ )

 

 

PostHeaderIcon SolarWorld exige des standards de qualité élevés homogènes pour la production de panneaux

Le groupe observe avec inquiétude les risques croissants en termes de sécurité dus aux importations à bas coûts

 Les rapports concernant des défauts de qualité et des risques pour la sécurité au niveau des panneaux bon marché font redouter au leader européen de la fabrication de panneaux solaires que l’image de la branche tout entière ne soit entachée. C’est pourquoi SolarWorld AG profite de l’Intersolar pour exiger l’introduction de standards de qualité et de sécurité homogènes pour l’ensemble des fabricants de panneaux. Des informations négatives ont mis à mal les efforts considérables et les investissements colossaux effectués par les fabricants européens au cours des dernières décennies afin de garantir une qualité de produit élevée.

Un article du New York Times daté du 28 mai 2013 a soulevé le problème de l’augmentation du taux d’erreur et des défauts dans le domaine des panneaux solaires. La qualité des fabricants chinois est particulièrement sous le feu des critiques : en raison de la forte dégradation des prix dont ils sont à l’origine par le biais d’un dumping illicite, ils se trouvent à présent eux-mêmes sous une pression financière qui les oblige à faire des économies sur la qualité.  

« La qualité n’est pas le résultat d’une course effrénée au profit mais d’une réflexion rigoureuse », constate Dr.-Ing. E. h. Frank Asbeck, président du directoire de SolarWorld AG, en référence à une citation du Philosophe John Ruskin. « Nous ne voulons assister sans réagir au fait que des fabricants sans expérience réduisent à néant l’image d’une technologie d’avenir, construite ici en Europe par la force d’un savoir-faire d’excellence et d’une expérience de plusieurs décennies, en mettant actuellement sur le marché des produits de qualité médiocre. Ceci ne saurait être dans l’intérêt du secteur international de l’énergie solaire. »

Selon le New York Times, des inspecteurs ayant contrôlé des sociétés chinoises au cours des 18 derniers mois pour le compte de planificateurs et d’investisseurs constatent la multiplication de l’utilisation de composants bon marché non certifiés, même par des fabricants de panneaux renommés. D’autres fabricants de marque suppriment entièrement leurs propres chaînes de production et affectent leurs commandes à des fabricants marginaux.

Sur 215 000 panneaux testés par des organismes d’essai indépendants, le taux d’erreur est passé de 2011 à 2012 de 7,8 à 13 pourcent. Dans un cas, c’est même le lot entier d’un fabricant chinois coté à la bourse de New York qui était défectueux.

 

« Une mauvaise qualité et un mauvais traitement sont particulièrement critiques pour les installations solaires car, lors de leur achat, le client espère produire de l’électricité pendant 25 ans sans problèmes », explique Gerhard Kleiss, Global Head of Product Engineering and Quality chez SolarWorld AG. « De surcroît, la sécurité technique est un critère spécialement important pour les propriétaires en plus d’une rentabilité fiable. Nous n’avons jamais eu à rappeler nos panneaux. Et ce n’est pas pour rien : c’est le fruit de contrôles de qualité stricts, d’une expérience accumulée au fil des années et d’une recherche intensive. »

 

 

PostHeaderIcon Photovoltaïque : la Chine et l’Europe entrent en guerre… commerciale

Après l’attaque de Bruxelles de taxer le photovoltaïque chinois d’environ 47%, la Chine contre-attaque et met en garde l’Union européenne contre le protectionnisme. « De telles mesures pourraient se retourner contre les intérêts économiques de l’Europe » et engendré une « guerre commerciale », a même menacé Chine Nouvelle, l’agence chinoise officielle.

L’UE l’avait annoncé, elle l’a fait. Mercredi 8 mai, la Commission a décidé de prendre de lourdes sanctions antidumping sur les panneaux solaires en provenance de Chine. Ainsi, une série de taxes douanières, d’une moyenne de 47%, sera appliquée sur les achats de matériels solaires chinois. Elles sont destinées à lutter contre des pratiques de distorsion de la concurrence dont bénéficieraient les producteurs asiatiques, soutenus par des subventions cachées illégitimes leur permettant de pratiquer un dumping des prix

Si ces taxes sont provisoires – en attendant la décision du 6 juin prochain qui mettra un point final à l’enquête lancée il y a un an contre les producteurs chinois – elles ont le mérite de piquer là où ça fait mal, l’industrie photovoltaïque étant l’un des fleurons technologique de l’Empire du Milieu. Frapper fort sur un secteur stratégique pour l’Europe, tel est le défi qu’a donc lancé le commissaire au Commerce, Karel De Gucht, qui est apparemment partisan d’une approche musclée avec la Chine, indique le quotidien Les Echos, dans son édition de vendredi 10 mai. Et un avocat de Bruxelles de souligner dans les colonnes du journal : « Il a compris que de simples discussions ne menaient à rien. Désormais, il préfère lancer des enquêtes ou imposer des taxes provisoires pour imposer un rapport de force« .

La Chine contre-attaque

Dès le jeudi 9 mai, Pékin a réagi et appelé l’UE à « éviter de s’engager dans une politique protectionniste« , selon les mots du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, cité par l’AFP. Si ce dernier parle de « coopération constructive« , de « dialogue » ou encore de « coopération gagnant-gagnant« , en revanche, la colère est plus perceptible du côté « officiel« . En effet, l’agence Chine Nouvelle a employé un ton plus virulent : « L’idée que la Chine ne va rien faire et accepter les taxes est irréaliste. La Chine ripostera vraisemblablement à moins que les deux parties ne se mettent à table et examinent le meilleur moyen d’éviter une guerre commerciale« . Le ton est donné…

En Europe, les réactions sont mitigées. Paris soutient cette décision, tandis que Berlin émet des réserves. Ainsi, Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, parle d’une « procédure qui [me] paraît parfaitement légitime et normale« , alors que son homologue allemand, Peter Altmaier, explique qu' »il faut séparer la procédure judiciaire qui aboutira, dans un sens ou dans l’autre […], et la deuxième chose qui est que nous cherchons évidemment une solution politique avec la Chine« . Car, rappelons-le, la Chine est un marché stratégique pour l’Allemagne.

Hausses de prix en vue ?
La filière française du solaire estime, pour sa part, que la procédure de l’UE est une bonne chose, elle qui a perdu 15.000 emplois en deux ans, notamment à cause de la concurrence chinoise. « Mais attention, prévient Thierry Mueth, président d’Enerplan, dans les colonnes des Echos, cette taxation ne sera pas suffisante (…) La filière a besoin d’appels d’offres réguliers afin que les volumes soient suffisants pour inciter aux investissements industriels et permettre de les amortir« . Et de parler d’une « mesure nécessaire« , mais pas « suffisante« . A ceux qui s’opposent à ces taxes à venir – regroupés au sein de l’Afase (Alliance pour l’énergie solaire abordable) qui voient là une augmentation des prix qui mettrait fin à certains projets photovoltaïques et provoquerait des destructions d’emplois – Thierry Mueth répond : « On peut toujours souhaiter bénéficier du produit le moins cher du monde… Mais certaines choses ont un prix (…) Il y a toujours un juste prix à payer« . 

LA CHINE

PostHeaderIcon Solaire : l’Etat veut favoriser le made in France

Le gouvernement décline le thème du made in France dans le solaire. A l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à l’usine Photowatt de Bourgoin-Jallieu, l’exécutif a annoncé son intention de créer un nouveau tarif de rachat de l’électricité solaire, afin de favoriser la constitution d’une filière nationale. « Il va y avoir un tarif plus élevé, d’au moins 10 %, quand l’électricité sera produite à partir de panneaux fabriqués en France, c’est-à-dire à partir de 60 % de valeur ajoutée produite en France », a indiqué à l’AFP la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. « C’est le dernier maillon d’un dispositif qui se met en place, pour produire de l’électricité renouvelable mais en créant des emplois en France », a-t-elle souligné. Le gouvernement souhaite publier un arrêté en avril.

En réalité, ce tarif pourrait viser les composants fabriqués non pas en France, mais en Europe, comme le fait l’Italie. Depuis mai 2011, Rome majore de 10 % le tarif d’achat de l’électricité quand au moins 60 % des installations sont certifiées d’origine européenne.

Interrogations juridiques :

En France, le gouvernement n’a pas encore décidé si les conditions d’origine s’appliqueront aux panneaux ou à tous les composants (panneaux, onduleurs…). « Si c’est sur le système, ce ne sera pas très contraignant », estime Thierry Mueth, le président de l’association de professionnels du solaire Enerplan. Le gouvernement tente ainsi de limiter les importations massives de panneaux solaires chinois. Aujourd’hui, leurs prix sont inférieurs de 10 à 20 % à ceux des panneaux européens, selon les professionnels. Le dispositif devrait satisfaire les assembleurs de modules. Lors des états généraux du solaire, à l’automne, la filière avait demandé l’instauration de certificats d’origine. Elle avait aussi évoqué la mise en place d’un système de bonification des tarifs. Une idée reprise par des députés PS.

Le projet va cependant susciter fatalement des interrogations juridiques de la part des autorités de la concurrence. « Certains critiqueront en se demandant si c’est conforme aux règles européennes. Moi, j’observe que le tarif italien n’a pas été attaqué, donc on ne va pas se priver de donner un coup de pouce à l’industrie française », a répliqué Nathalie Kosciusko-Morizet.

Source : Les Echos

PostHeaderIcon Quand les énergies renouvelables sont compétitives

Sur les milliards d’euros qu’Enel Green Power investit actuellement dans la production d’énergies propres, 75 % sont dirigés vers des marchés où ces énergies sont déjà rentables sans soutiens publics. » Pour Paolo Frankl, chargé des énergies renouvelables (ENR) à l’Agence internationale de l’énergie, la compétitivité des ENR ne manque pas d’exemples. Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui a publié hier son estimation du potentiel des énergies propres, développe ce constat méconnu. « Le coût global des énergies renouvelables est actuellement supérieur aux prix des énergies conventionnelles, mais, dans certaines conditions, il est déjà compétitif », écrivent les experts. 

Pendant que le débat patauge sur la possibilité de se passer totalement des énergies polluantes, après les catastrophes du golfe du Mexique ou de Fukushima, puis les décisions antinucléaires suisse et allemande, les ENR s’imposent discrètement sur le marché. Ou plutôt les marchés, constitués de 4 grands segments : l’électricité, la chaleur, le marché de gros et celui des utilisateurs. L’hydroélectricité, rentable depuis longtemps dans les exploitations existantes, reste un choix toujours moins cher que les hydrocarbures, dans les pays qui conservent de beaux gisements, rappelle Bernard Chabot de l’association négaWatt. Les fermes éoliennes les mieux situées parviennent aussi à chatouiller les concurrents fossiles, notamment sur les marchés spot, sur lesquels les producteurs vendent leur méga wattheure la veille de leur livraison à des courtiers ou des industriels. Plus ponctuellement, l’électricité d’origine géothermique ou la biomasse tirent aussi leur épingle du jeu.

Même la plus onéreuse de ces technologies, le photovoltaïque (PV), devient réaliste sur le marché des particuliers. Economiste de l’énergie chez Greenpeace, Sven Teske a participé au rapport du Giec. Pour lui, les données du rapport qui datent de plus de deux ans sont déjà dépassées : « L’an prochain, le coût du photovoltaïque atteindra les 20 centimes d’euro du kilowattheure en Allemagne. C’est le prix que payent beaucoup de personnes auprès de leur fournisseur. Ils vont bientôt avoir intérêt à produire localement plutôt que de dépendre uniquement du réseau. » Il y a quelques jours, c’est GE qui promettait avec sa technologie un kilowattheure solaire de 10 centimes de dollar d’ici 3 à 5 ans, confirmant que dans certains Etats américains la technologie est déjà crédible. 

Dans une publication l’an dernier, l’économiste John O. Blackburn, de la Duke University, allait plus loin encore : pour lui, l’année 2010 a représenté un tournant historique car les coûts de production du solaire et du nucléaire se sont croisés, autour de 0,16 dollar par Kilowatt heure. Mark Cooper, du Vermont Law School’s Institute for Energy and Environment, confirme que le coût des énergies renouvelables ne cesse de baisser tandis que celui du nucléaire est stable, voire en augmentation depuis huit ans. Ces calculs sont contestables, tant le chiffrage du coût global de l’atome reste sujet à débats. Mais ils écornent l’image d’un nucléaire bon marché et d’un solaire hors de portée.

Technologie en progrès

Plusieurs phénomènes expliquent l’accélération des ENR. La technologie ne cesse de progresser plus vite que prévu : rendement des cellules, diamètre des pales d’éolienne, efficacité des échangeurs de chaleur… En parallèle, les prix s’effondrent, explique Arnaud Chaperon, directeur électricité et nouvelles énergies de Total. La concurrence par les fournisseurs asiatiques des spécialistes européens a provoqué une forte augmentation des capacités industrielles. La crise, elle, a fait chuter la demande et le prix des équipements.  « On commence à voir des panneaux solaires à moins d’un euro le watt,  les prix ne remonteront pas », pense Arnaud Chaperon.

Les experts préviennent toutefois que cette baisse du coût global ne suffira pas à bouleverser le marché.  Comme le rappelle Sven Teske, ces sources exigent des investissements de départ plus lourds que ne peuvent pas fournir de nombreux utilisateurs, pour qui il reste plus facile de payer un carburant au jour le jour, même si le coût global est supérieur. « Une centrale thermique à cycle combiné implique d’investir deux fois moins qu’un barrage et jusqu’à trois fois moins qu’en éolien, ou quatre fois moins qu’en PV », insiste Bernard Chabot. Arnaud Chaperon ne se fait pas d’illusions non plus sur les freins qui ne manqueront pas de se lever partout quand les ENR décolleront pour de bon.

MATTHIEU QUIRET – Les Echos

PostHeaderIcon Berlin veut s’affranchir du nucléaire d’ici 2022

BERLIN — Le gouvernement allemand a décidé lundi de sortir du nucléaire d’ici 2022. Principale économie d’Europe, l’Allemagne devient ainsi la première grande puissance industrialisée à afficher son ambition de renoncer à l’atome depuis un quart de siècle.

Dépendante du nucléaire pour moins de 25% de son électricité jusqu’en mars dernier, l’Allemagne compte actuellement 17 réacteurs. Les sept réacteurs les plus anciens -tous construits avant 1980-, déconnectés du réseau quatre jours après la catastrophe de Fukushima au Japon, ne seront pas relancés. Sept autres réacteurs seront arrêtés d’ici 2021 et les trois derniers en 2022, a précisé le ministre de l’Environnement Norbert Röttgen en saluant l’accord issu d’une nuit de négociations entre les partis de la coalition au pouvoir (unions chrétiennes CDU-CSU et libéraux du FDP).

« Nous voulons que l’électricité de l’avenir soit sûre » et viable sur le plan économique, a précisé Angela Merkel lundi. La chaîne d’approvisionnement en énergie de l’Allemagne « a besoin d’une nouvelle architecture » et nécessite d’immenses efforts pour développer les énergies renouvelables, a-t-elle ajouté. « Nous devons emprunter un nouveau chemin ».

A l’heure actuelle, la part des énergies éolienne, solaire et hydroélectrique dans la production d’électricité en Allemagne s’élève à 17%. Mais le gouvernement s’est fixé pour objectif de la porter aux alentours des 50% dans les prochaines décennies. Un investissement de plusieurs milliards d’euros auquel s’ajouteront ceux dévolus à la construction de nouvelles centrales au gaz naturel et à une réforme du réseau allemand d’électricité.

En affichant ainsi sa détermination à remplacer progressivement le nucléaire par des énergies renouvelables, l’Allemagne sort du rang des grandes puissances industrialisées dépendantes de cette technologie.

Source : The Canadian Press

PostHeaderIcon ENERGIE SOLAIRE : PARC ET BOIS

PARCS ET BOIS

Beaucoup de bois et de parcs se trouvant éloignés du réseau électrique, l’électricité solaire constitue dans ce cas la seule solution.

Les modules solaires fournissent de l’énergie pour l’éclairage, l’information et la télécommunication.

PostHeaderIcon ENERGIE SOLAIRE : SANTE

SANTE copieDes centres sanitaires situés dans des régions isolées de par le monde bénéficient actuellement d’outile supplémentaire d’éclairage, de stérilisation et de réfrigération de vaccins pour le traitement des maladies et peuvent ainsi sauver des vies grâce aux systèmes d’énergie solaire photovoltaïque.

PostHeaderIcon ENERGIE SOLAIRE : TELECOMMUNICATIONS

TELECOM copie

Depuis les hauteurs de la cordillière des Andes jusqu’aux zones les plus écartées de la province australienne, les systèmes d’énergie indépendante constituent des solutions économiques et fiables qui élargissent la portée des réseaux de communications vers d’autres lieux et d’autres personnes.

PostHeaderIcon Définition des petits systèmes solaires photovoltaïques

Un système solaire est un ensemble complet d’équipement pour transformer la lumière du soleil en électricité et l’utiliser pour alimenter des lampes, des petits appareils (radio, télévision, chaine HiFi, ordinateur), des pompes, etc.

Le système solaire fournit généralement une tension nominale de 12V en courant continu (CC) qui peut être adapté en fonction de son utilisation, (12VCC, 24VCC, 220VCA ou 110 VCA).

Un système solaire photovoltaïque est composé de 5 éléments principaux :

1) Le panneau solaire : il produit la quantité requise d’électricité.

2) le régulateur de charge ou limiteur de charge : il protège la batterie contre les surcharges et décharges  profondes.

3) La batterie : Elle stock l’énergie produite par le panneau solaire.

4) L’utilisations : ce sont les appareils qui utilisent  l’électricité : lampes, radios, télévisions, ordinateurs, pompes, réfrigérateurs.

5) Accessoires :

Câbles : Ils assurent le raccordement des composants.

Convertisseur : il adapte la tension CC délivrée par la batterie à la tension d’alimentation du récepteur si elle est plus haute ou plus basse.

Onduleur : il transforme le courant continu (CC) en courant alternatif (CA).

Montage